Je tiens en effet à vous prévenir tout de suite: certaines images plus bas peuvent choquer, la réalité étant plus dure encore car elle était accompagnée...des odeurs!

Mais reprenons depuis le début, en partant pour Mazaugues, où nous nous arrêtons au musée de la glace. Mazaugues était en son temps un "haut lieu de fourniture de la glace entre 1650 et 1900" pour Toulon. Dans 17 glacières on fabriquait et conservait de la glace, en pleine forêt, au pied de la Ste Baume. Seule la glacière de Pivaut se visite. La tour est enterrée selon 3 niveaux. Au plus bas se trouve l'entrée actuelle, l'ancien couloir d'évacuation de l'eau (car beaucoup de glace était perdue au fil des mois). Au niveau le plus haut, les champs qui étaient remplis d'eau de rivière pour fabriquer la glace en hiver.

Les champs voisins, situés au sommet de la tour:

Le couloir qui permettait à l'eau de fonte d'être évacuée. Fraîcheur, obscurité et stalactites!:

Voici est "l'échelle" par laquelle les ouvriers venaient chercher la glace quand le niveau avait baissé: il s'agit en fait des simples trous sous l'ouverture. On commençait au début par extraire la glace par les ouvertures du haut - par lesquelles on remplissait en hiver la glacière, puisqu'elles débouchent sur les champs - puis par celles du bas:

La glacière n'est pas totalement inhabitée!

J'en viens aux images chocs: en attendant le début de la visite de la glacière, nous jetons un œil à la rivière du Grand Gaudin. Et là... ça donnait pas envie de se baigner! Étrange que ces carcasses soient restées là sans avoir été ni enlevées, ni emportées par un charognard. Nous ne sommes plus habitués à voir ça de nos jours; le dégoût passé, ces cadavres desséchés ont quelques chose de fascinant. Représentations pures et crues de la mort, et odeur omniprésente.

Pourtant, ce petit détail mis à part, c'était un cours d'eau comme un autre, plein de jolis papillons!